Digérons le web 2.0

Quel est le rapport entre Sarkozy et la femme du co-fondateur de Google?

Par • Nov 22nd, 2007 • Catégorie: Business

Interloquant, n’est-ce pas? Qu’est-ce qui peut bien rapprocher notre président de la femme de Sergey Brin?

Leur intérêt pour l’ADN, ou plutôt la connaissance du génotype de leurs pairs.

Inutile de revenir sur la loi Hortefeux et les tests ADN pour les candidats au rapprochement familial. Officiellement, le but est de limiter la fraude à l’immigration, officieusement, c’est un premier pas vers le catalogage des génotypes. Disons que le prélèvement de l’ADN et le stockage de cette information sont en train de rentrer dans les moeurs.

Et la femme de Sergey Brin dans tout ça? Anne Wojcicki vient de créer 23andme, une start up dans le domaine de la génétique. Vingt-trois, c’est le nombre de chromosomes dont chaque être humain dispose.

23andme

23andme propose d’analyser votre ADN pour $999 à l’aide d’un prélèvement (par la salive par exemple). Le but est de modéliser votre génotype pour le faire parler et en tirer un maximum d’informations. Les services proposés sont les suivants:
– Journal des gènes: évaluer votre risque de développer telle maladie, tel cancer…
– Qui sont mes ancêtres: comparer votre génotype avec celui de différentes populations autour du globe
– Héritage familial: quel sont les gênes qui se transmettent au sein de votre famille, et en quoi cela conditionne certains comportements
– Genome lab : ce n’est pas très clair sur le site. Apparemment, l’information de votre génotype vous est accessible et vous pouvez demander n’importe quelle recherche en particulier.

A première vue, pourquoi pas. C’est intéressant et peut s’avérer salutaire sur le plan médical. Le problème est que cette information est stockée, et exploitable à des fins bien moins louables que celle présentées sur le site. Et il y a peut-être lieu de s’inquiéter lorsque l’on apprend que Google a investi $3,9 million dans 23andme. Ainsi en plus de collecter de l’information sur notre manière de surfer et les sites que l’on visite, Google se rapproche de la connaissance de notre génotype. C’est pure science-fiction pour l’instant, mais imaginons les possibilités offertes par la combinaison de ces d’information. Cela restreint quelque peu le champ de notre liberté, dans la mesure ou tout ce qui nous constitue sera à la portée de Google.

Pour ce qui me concerne, je ne suis pas prêt à donner mon information génétique, ni à l’Etat français, ni à Google. Lorsque l’on voit que les données de 25 millions de contribuables britanniques ont été égarées, cela n’encourage pas vraiment à confier plus d’informations personnelles à des tiers.

[tag]adn, google, 23andme, génétique, génotype [/tag]

Tagged as: ,

is
Tous les posts de

3 Responses »

  1. N’importe quoi.

  2. @Antoine:

    …mais encore?

  3. moi je préfère l’ADN de high tone
    acid dub nucléique
    🙂

Laissez un commentaire

Les derniers articles

FarmBot | Open-Source CNC Farming
22 août 2016
Par gnoe
Personal BlackBox Company, PBC
25 juillet 2016
Par gnoe
DATA as a currency
10 mai 2016
Par gnoe
KPI dashboard for business
20 avril 2016
Par gnoe